
Une récente conférence sur les attitudes au travail m’a donné envie d’acheter ce bouquin:
C’est un peu “build a new business spirit for yourself and your life will be much easier!” version coaching à l’américaine, mais j’aime bien!
Et comme vous venez ici lire la passionnante histoire de mon quotidien, je suis sûre que vous rêvez de découvrir avec moi la mise en pratique de ces formidables conseils!
Notez qu’en prime, je vous évite de lire la traduction lourdasse, pleine de termes faussement techniques. Et pour moi qui suis à 70% visuelle, reformuler par écrit me permettra de m’approprier ces bonnes habitudes à ma façon.
Au commencement était la 1ère habitude: LA PROACTIVITÉ
L’idée, c’est que face à un stimulus, nous avons la liberté de choisir notre réponse. Etymologie de “responsable” = capable de répondre. Le “réactif” se croit conditionné par son environnement, son histoire, ses gènes, les comportements des autres, etc. A l’inverse, le “proactif” s’observe lui-même comme acteur du monde qui l’entoure. Il voit la réalité, et il voit la façon dont il peut exercer sa liberté de choix pour répondre à cette réalité.
Il y a tout un paragraphe sur le vocabulaire à employer. Après, faut assumer culturellement l’attitude qui va avec mais il est vrai que le sens est très différent entre “désolée, je ne peux pas venir, il faut que j’aille à mon cours de tennis” et “je ne viendrai pas car j’ai choisi d’aller à mon cours de tennis”.
Ensuite vient le schéma des cercles de préoccupations et d’influence. Parmi mes préoccupations, mon cercle d’influence est constitué des faits que je peux contrôler.
L’idée est que les problèmes (ou stimuli) auxquels nous sommes confrontés sont soit directement contrôlables (je suis acteur du problème), soit indirectement contrôlables (les autres sont acteurs du problème), soit incontrôlables (le passé, les réalités physiques…). Plus je suis réactive, plus ces problèmes vont grossir mon cercle de préoccupations. Plus je suis proactive, plus ces problèmes vont entrer dans mon cercle d’influence. Pour les problèmes directement contrôlables, il suffit de travailler à ma “responsabilité”, ma capacité à répondre. Pour les problèmes indirectement contrôlables, ça se travaille avec les méthodes d’influence qui forment la 2e partie du bouquin. Et pour les problèmes incontrôlables, l’idée est de positiver plutôt que de se lamenter.
Stephen me conseille [à moi et au 15 millions de personnes qui ont acheté son bouquin, mais je le prends personnellement] de procéder par étapes et de “mettre à l’épreuve ma proactivité sur une période de trente jours”:
“Pendant trente jours, ne travaillez que sur votre cercle d’influence. Prenez des engagements et n’en déviez pas. Soyez un soutien, pas un juge. Soyez un exemple, pas un critique [oh p***** ça va être dur!]. Soyez une partie de la solution, et non une partie du problème.”
Les conseils pour mettre en pratique:
1. Bannir de mon langage les expressions réactives et privilégier le vocabulaire proactif.
- “Je n’y peux rien.” => “Examinons les différentes solutions.”
- “Ca me rend malade.” => “Je contrôle mes sentiments.” (yoga spirit!!)
- “Ils ne me laisseront pas ma chance.” => “Je peux élaborer une présentation à mon avantage.”
- “Je ne peux pas.” => “Je choisis.”
- “Je dois.” => “Je préfère.”
2. Prendre une situation que je risque de vivre dans un proche avenir et dans laquelle j’aurais un comportement réactif si je me basais sur mon expérience passée. Typiquement, je choisis l’exemple des entretiens d’embauche.
L’exercice consiste à imaginer cette situation et la reconstituer avec des réponses proactives. Le but est d’entraîner ma liberté de choix dans ma réponse au stimulus. Pour moi qui suis hyper spontanée, c’est plutôt pas mal comme exercice!
3. Choisir un problème de ma vie qui m’irrite. Définir le degré de contrôle que j’ai sur ce problème. Déterminer et faire le premier pas pour résoudre ce problème dans mon cercle d’influence.
Alors là, les amis, j’ai choisi LE problème du moment: les colères de ma fille. Problème indirectement contrôlable qui me bouffe les nerfs depuis quelques semaines.
Donc, la nuit dernière, j’ai décidé d’être proactive. Louise a hurlé. Sa couche était mouillée. Je l’ai changée. Au moment de la remettre au lit: “NON”.
Attitude réactive: “NON ! => SI ! – NOOONONONONON hinhinhin… – LOUISE ! Maman est fatiguée! Maintenant ça suffit! Tu m’empêche de dormir toutes les nuits…”
Presque toutes les nuits, ça se terminait dans notre chambre et je somnolais les deux heures suivantes, en me réveillant à chaque coup de pied de ma fille. Dès que j’essayais de la recoucher dans son lit, hurlements etc. Et quand elle avait faim, je lui donnais le biberon dans mes bras [petit reste de l'allaitement, peut-être?].
Mais cette nuit, tout a changé! TADAAA!!
Attitude proactive: “NON! => D’accord. Tu veux un biberon? [j'anticipe les besoins; je suis force de proposition!!] – Ah! [hochement de tête: ma fille ne sait pas dire "oui" mais elle sait acquiescer] – Alors je vais te remettre dans ton lit le temps de préparer le biberon, et ensuite tu pourras boire dans ton lit.”
Oui, à 4h30 du matin, j’ai négocié avec ma fille de 18 mois. Je l’ai bien installée avec un coussin, son biberon et une veilleuse. Je suis allée me recoucher. Je n’arrivais pas à dormir à cause du coussin, alors je suis retournée la voir dix minutes après: le bib’ était englouti, je l’ai redressée pour le rot et recouchée à plat, en laissant la veilleuse.
Bilan: réveil nocturne de seulement 15 minutes, contre une moyenne de 60 à 120 minutes en temps normal: le bonheur !
4. Suivre ce problème sur trente jours et prendre conscience des changements qui interviennent dans mon cercle d’influence.
Ah bein pour le suivre, je vais bien le suivre! Et s’il me fallait ce genre de bouquin pour régler tous les problèmes d’éducation, je fous Naouri, Dolto et Brazelton à la poubelle!!!
HAPPY LUNDI !